Calentura
zéphir
BD ADULTE
Calentura est un pays imaginaire où les lois poétiques remplacent la physique. Un narrateur sans visage traverse ses régions et consigne, par fragments, phénomènes, rencontres et coutumes : un carnet de voyage mythologique qui tient autant de la parabole contemporaine que de l’ethnographie fantasmée.
Au fil de ces tableaux, Zéphir compose une géographie métaphorique de nos vies intérieures et sociales : villes qui ploient sous le poids des opinions, émotions qui dévalent les pentes, mots en quête de voix… Le livre emprunte certains codes de la science-fiction mais s’inscrit plutôt du côté d’une sensibilité solarpunk / climate-fiction, tournée vers le vivant, en contrepoint des dystopies.
EAN
9782492290275
Éditeur
FIDELE
Date de parution
17/04/2026
Format
16 mm x 276 mm x 198 mm
Presentation
Relié
Disponible
Notre avis
« Du pays nommé Calentura j’ai presque tout oublié.
Il ne me reste que des visages rencontrés et des lieux traversés que quelques impressions lointaines, comme les bouts d’un rêve qui se disloque peu à peu.
Calentura.
Aucune route n’y mène, aucune carte ne l’indique.
Pays furieux où chaque région paraît sortir d’un seul meme bloc de poésie.
Trois régions le composent : Divaga, Absanie et Lubia.
Comme par chez nous le feu, le vent, la pluie, les langues et le ciment font les paysages, ce monde tient par les fables. »
L’artiste Zéphyr a récemment fait paraître aux éditions Fidèles le splendide récit ethnographique d’un voyage dans les contrées de Calentura, un monde tout autre, régit par ses propres lois poétiques ; où les aurores boréales sont transportables dans sa poche ; où les habitant•es se réunissent pour mettre feu à leur propre rancœur et ainsi s’alléger de ce poids mortifère; où les maisons des élu•es politiques se voient entourées d’un mur de pierre, auxquelles, a chacun de leur mensonge, on rehausse d’une rangée de pierres, lae condamnant à l’isolement s’iel manque trop à sa parole ; où les temples sont volontairement profanés par leurs prêtes pour faire du monde extérieur « le seul lieu désirable et digne d’être sacré » ; où le calme se déguste en bouillon et la brume en gelée ; où il n’est pas rare de contempler dans le ciel de larges membranes transparentes remplies d’émotions…
Au sortir de Calentura, de ses cités évanescentes et de ses paysages vaporeux, on est tenté•es de regarder notre monde avec un regard neuf. Même s’il n’est pas parfait, c’est le nôtre, et nous n’en avons qu’un seul.
Mais qu’il est bon, le temps d’un instant, de se laisser envoûter par l’exotisme d’autres possibilités.